RGPD et football : on n'est pas à la hauteur, et ça se voit

Un tour d'horizon franc des pratiques actuelles de traitement des données personnelles dans le football, et des zones d'ombre qui restent à régler.
La case à cocher en bas du formulaire
Dans beaucoup de clubs, la conformité RGPD se résume à une phrase au bas d'un formulaire d'inscription. Or le RGPD, ce n'est pas une case. C'est une discipline : savoir qui a accès à quoi, pourquoi, pour combien de temps, et comment une personne peut demander la suppression de ses données. La plupart des clubs n'ont même pas de DPO dédié au sportif.
Le problème spécifique au football
Dans notre secteur, les données qui circulent sont sensibles. Informations médicales, performance, bilan psychologique parfois, contrats, données familiales. Elles passent d'agent à club, de club à staff, de staff à préparateur physique, sans qu'on ait la moindre idée de qui a ouvert quoi. On fait de la sécurité de documents importants avec des outils prévus pour partager des photos de vacances.
Trois questions à poser
Qui a accès aux données de ce joueur dans votre club ? Depuis combien de temps ? Pouvez-vous le prouver ? Si vous ne savez pas répondre, vous avez un problème de conformité. Ce n'est pas dramatique, presque personne ne sait répondre, mais il faut commencer à y travailler. Le premier pas c'est de cartographier les flux. Le deuxième c'est de les sécuriser.
Le rapport avec FOOTPASS
On ne prétend pas être un outil RGPD. Mais tout ce qui passe par FOOTPASS est journalisé, horodaté, et associé à une identité vérifiée. Ça veut dire qu'un DPO peut, en quelques clics, savoir qui a accédé à quoi. C'est déjà une énorme avancée par rapport à un historique WhatsApp ou à des emails perdus dans les spams.
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