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Vos messages vous engagent déjà. Ils ne vous protègent pas.

Vos messages vous engagent déjà. Ils ne vous protègent pas.

En 2024, le TAS a admis des échanges WhatsApp comme preuve dans un litige entre un joueur et son club. Le vrai sujet n'est pas le secret de vos conversations. C'est leur maîtrise.

KE
Karim El MansouriExpert sécurité numérique
14 juillet 2025

Le jour où WhatsApp est entré dans la procédure

En 2024, le Tribunal arbitral du sport a examiné l'affaire Vatajelu contre Abha FC. Parmi les éléments admis dans la procédure figuraient des échanges WhatsApp. Une conversation tenue sur une application grand public, pensée pour les proches, a été versée au dossier et discutée par des arbitres. Il ne faut pas y voir une anomalie. Les négociations du football se mènent par écrit, dans des fils de discussion où circulent des offres, des conditions, des accords de principe. Il est logique que ces écrits ressortent le jour où les parties ne sont plus d'accord. La leçon de cette affaire n'est pas qu'il faudrait écrire moins, ou effacer plus vite. C'est que vos messages ont déjà un poids. Ils vous engagent, que vous l'ayez décidé ou non. La seule vraie question est de savoir si vous en avez la maîtrise.

Engagé, pas protégé

C'est l'asymétrie dans laquelle travaille tout le secteur. Vos écrits peuvent être retenus, cités, produits. Mais rien, dans l'outil que vous utilisez, ne vous aide à établir qui les a écrits ni à quel titre. Un numéro de téléphone n'est pas une identité. Un prénom affiché n'est pas un rôle. Quand un collaborateur quitte le club, l'historique part avec son téléphone. Quand un intermédiaire vous transfère une conversation, vous ne savez ni si elle est complète, ni si elle est intacte. Et le différend n'est pas un scénario théorique : selon la FIFA, son Tribunal du Football a traité plus de 21 000 dossiers sur la saison. Dans un marché où l'on négocie vite, à plusieurs et entre pays, le désaccord fait partie du régime normal. Le jour où il vous concerne, vos conversations parleront pour vous. Encore faut-il pouvoir dire qui a écrit chaque ligne, et en quelle qualité.

Le faux débat du secret

Dès qu'on parle de messagerie professionnelle, le réflexe est de parler de secret : cacher le contenu, verrouiller la conversation. C'est un faux débat. Le secret ne répond à aucune des trois questions qui décident d'une négociation ou d'un litige. Qui écrit ? Qui a accès ? Que reste-t-il ? Une conversation parfaitement secrète avec un inconnu reste une conversation avec un inconnu. Un fil dont l'historique s'évapore ne vous protège de rien : il vous prive simplement de votre propre mémoire. Le sujet n'est pas d'échanger des messages que personne ne peut lire. C'est d'échanger des messages dont vous savez qui les écrit, qui les lit, et ce qu'il en restera dans six mois. Le secret protège un contenu. La maîtrise protège une relation de travail.

Pourquoi les outils classiques n'ont pas pris

Les clubs ont essayé les emails, Slack, Teams, les portails internes. Les négociations reviennent toujours vers la messagerie grand public, et ce n'est pas de la paresse. Une négociation est rapide, courte, mobile. Elle se joue tard le soir, depuis un couloir d'hôtel, entre deux fuseaux horaires. Tout outil qui ajoute une friction perd, quelles que soient ses qualités sur le papier. C'est une contrainte de métier, pas une faiblesse morale, et il faut la respecter au lieu de la déplorer. La réponse n'est donc pas un portail de plus, avec ses mots de passe oubliés et ses validations en trois étapes. La réponse, c'est un outil qui va au rythme d'une messagerie et qui apporte ce que les messageries grand public n'apporteront jamais : l'identité de celui qui écrit, et la trace de ce qui s'est dit.

Ce que la maîtrise veut dire, concrètement

La maîtrise tient en trois couches. D'abord, l'identité : chaque interlocuteur est vérifié à la source avant de pouvoir écrire, si bien qu'un numéro inconnu n'existe pas dans la conversation. Chaque message a une identité. Ensuite, le rôle : vous voyez à quel titre quelqu'un vous parle, et un agent qui intervient pour un joueur le fait au travers d'une liaison déclarée, visible, que le joueur peut retirer. Enfin, la trace : les échanges sont horodatés, l'historique appartient à la structure et non au téléphone d'un salarié, l'accès à chaque conversation est contrôlé, et l'ensemble est hébergé en Suisse. Soyons précis sur ce que nous ne promettons pas : personne ne peut vous garantir l'issue d'un litige. Ce que la maîtrise garantit, c'est que vous saurez exactement ce qui a été écrit, par qui, quand, et en quelle qualité. Le reste appartient aux juristes.

La question à vous poser

C'est ce que nous construisons avec FOOTPASS : une messagerie au rythme de celles que vous utilisez déjà, où l'identité est vérifiée à la source, où les rôles sont déclarés, où chaque échange laisse une trace horodatée que vous contrôlez. Le produit découle du constat, pas l'inverse. L'affaire passée devant le TAS en 2024 a montré que des conversations ordinaires peuvent devenir des pièces d'un dossier. Relisez la dernière négociation menée depuis votre téléphone. Si elle devait être versée à un dossier demain, sauriez-vous établir qui a écrit chaque message, et à quel titre ?

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